Un peu de technique pour aller plus loin.
La réserve de marche
Toutes les montres mécaniques, qu'elles soient à remontage automatique ou manuel, sont alimentées par un ressort moteur qui, lorsqu'il est remonté, s'enroule de façon serrée. Ce ressort est placé à l'intérieur d'un barillet, c'est donc là que l'énergie est stockée. Une fois complètement remonté, le ressort commence à se dérouler de manière régulière, libérant une énergie constante pour faire bouger les roues, les aiguilles, la date et toute autre fonction.
Lorsque le ressort est complètement déroulé, l'énergie a été dépensée et la montre cesse de fonctionner jusqu'à ce qu'elle soit remontée. La longueur du ressort moteur est directement liée à la durée de la réserve de marche d'une montre. Plus le ressort est long, plus la réserve de marche est longue, tout comme la réduction de la vibration, à savoir de 28 800 A/h à 25 200 A/h. (moins de vibrations signifie moins d'énergie nécessaire).
En outre, certaines montres sont équipées de deux barillets et ressorts pour offrir une réserve de marche encore plus longue.
Une montre automatique moyenne est généralement dotée d'une réserve de marche d'environ 36 à 48 heures.
Les mouvements à quartz utilisent comme source d’énergie une pile. Cette batterie envoie un courant électrique dans un cristal de quartz, qui crée alors des vibrations à l’origine du mouvement. Très précis et souvent plus abordable que les mouvements mécaniques, ce type de mouvements ne demande pas beaucoup de pièces et donc d’entretien. Seule la pile doit être périodiquement changée (généralement tous les 2 - 3 ans).
Mouvement mécanique à remontage manuel
Les mouvements mécaniques à remontage manuel sont les plus anciens types de mécanismes horlogers. Appelés aussi mouvements manuels, ils équipent l’essentiel des montres anciennes. Ce mécanisme exige d’être remonté quotidiennement pour assurer un fonctionnement optimal. Le réglage doit être effectué uniquement lorsque la montre n’est pas portée pour éviter tout dommage au mouvement.
Contrairement aux mouvements manuels, les mouvements mécaniques à remontage automatique ne nécessitent pas un réglage quotidien. Inventé par Rolex en 1930, ce mécanisme fonctionne sur l’énergie stockée à travers les mouvements naturels du porteur. Grâce à l’intégration d’un rotor, qui remonte constamment le ressort principal, les montres automatiques fonctionnent sans interruption. Elles disposent aussi d’une réserve de marche d’environ 40 heures. Au-delà de ce délai imparti, certaines montres peuvent être remontées manuellement.
Les montres à mouvement mécanique sont généralement très prisées par les amateurs d’horlogerie. Malgré un prix plus élevé, ce type de mouvement reflète la noblesse et le savoir-faire de la marque dont il provient.
La première montre portative a vu le jour en 1505 à Nuremberg. Elle fut inventée et conçue par le célèbre horloger, Peter Henlein.
Pour fonctionner, une montre à besoin d’énergie. Cette dite énergie est fournie par le ressort moteur (1) qui est contenu dans le barillet (1).
Quand nous remontons notre montre mécanique à remontage manuel, le ressort moteur se contracte dans le barillet et c’est en se contractant, qu’il emmagasine de l’énergie. En voulant revenir à son état d’origine, le ressort entraîne avec lui, le barillet, entrant alors, le rouage.
Le rouage est ce qu’on appelle la transmission (2) de la montre. Il est généralement composé des pièces suivantes :
- Une roue dentée et d’une roue à pignon (sur le même axe),
- Une roue de centre, qui sert à l’affichage de l’heure,
- Une roue de moyenne,
- Une roue de seconde, qui sert à afficher ... les secondes.
Ensuite, la pièce maîtresse qui empêche au rouage d’aller à toute vitesse et de décharger d’un seul coup l’énergie du ressort moteur, est ce qu’on appelle l'échappement (3).
Il est composé d’une roue d’échappement, d’une ancre et le double plateau du balancier. Alors, l’ancre fera des va-et-vient entre les dents de la roue d’échappement et c’est grâce à tout cet ensemble, que la vitesse du rouage est contrôlée.
Ensuite, vient la régulation (4). La régulation est composée en partie du double plateau cité précédemment, d’un balancier et d’un ressort spiral.
C’est ce ressort qui permettra au balancier de revenir à son état initial entre chaque va-et-vient de l’échappement et en garantissant une oscillation continue du balancier.
L’énergie une fois régulée grâce à l’échappement et la régulation, sera alors retransmise à la roue de centre puis à l’indication du temps (5) pour enfin faire tourner les aiguilles dans le cadran (6).
LE MOUVEMENT D'UNE MONTRE AUTOMATIQUE :
Grâce au mouvement automatique et à sa masse oscillante, ce type de montre ne nécessite pas d’être remontée quotidiennement par leur propriétaire. Le remontage automatique a été inventé par Abraham Louis Perrelet en 1777. Il appela les montres issues de cette découverte, “les montres à secousse”, car elles fonctionnaient déjà grâce aux mouvements du poignet de leur porteur.
Le fonctionnement est exactement le même que pour la montre mécanique à remontage manuel. La montre automatique a besoin elle aussi d’énergie pour fonctionner.
Néanmoins, la différence se fait dès le début. À savoir, qu’au lieu de remonter manuellement notre montre à l’aide de la couronne, la montre automatique se remonte toute seule via son rotor (1).
En effet, le rotor est la pièce maîtresse d’un mouvement automatique. C’est une masse oscillante qui va de gauche à droite en suivant les gestes du poignet du propriétaire de la montre.
C’est grâce au rotor que le ressort de barillet (2) peut être comprimé et ainsi redonner toute son énergie au reste du mécanisme de la montre (3 - 4 - 5 - 6).



